Réactions à la "directive retour" de l'Union Européenne (2)

Publié le par Franck

Chavez menace d'embargo pétrolier les pays qui appliqueraient la « Directive Retour »

 

20 juin 2008

Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré jeudi que son pays suspendrait ses approvisionnements pétroliers aux pays européens si les lois sur l'immigration adoptées par l'Union européenne (UE) entraient en vigueur. L'Argentine, le Brésil, et plusieurs nations Sud Américaines ont également condamné ce texte ou exprimé de vives réserves.

Agence Chine Nouvelle, 20 juin 2008

« Notre pétrole ne doit pas aller dans ces pays européens qui appliquent les nouvelles lois », a affirmé M. Chavez lors de sa rencontre avec le président élu paraguayen Fenando Lugo, qui a également exprimé son opposition à ces lois.

Il a fait remarquer que ces lois allaient à l'encontre des droits de l'Homme.

MM. Chavez et Lugo ont donné une conférence de presse conjointe au Hall Simon Bolivar pour préconiser l'établissement d'une alliance stratégique dans les domaines énergétiques et alimentaires entre les deux pays.

Le président Chavez a considéré la « Directive du retour » approuvée mercredi par le Parlement européen comme « une loi de confusion ».

Les nouvelles lois prolongeront la période de détention des immigrants illégaux jusqu'à 18 mois et établiront une durée maximum d'interdiction d'entrée après l'expulsion.

M. Chavez a précisé qu'une telle législation était inacceptable, tout en invitant les pays latino-américains et africains à s'engager dans un front de rejet contre les lois anti-immigration.



L'Amérique Latine rejette la nouvelle loi de l'UE sur les immigrants illégaux

Agence Chine Nouvelle, 20 juin 2008

Les pays de l'Amérique Latine ont exprimé leurs critiques sur la nouvelle loi de l'UE sur l'immigration, qui stipule l'expulsion sans distinction des immigrants illégaux dans les pays de l'Union européenne (UE).

Le Parlement européen a approuvé mercredi la « Directive de retour », qui entrera en vigueur en 2010.

Selon la nouvelle loi, tout immigrant illégal vivant dans un pays membre de l'UE doit quitter le bloc dans un délai de sept à 30 jours.

Sinon, il sera soumis à une détension allant jusqu'à six mois, qui peut se prolonger pour 12 mois encore dans les cas exceptionnels. Les expulsés seront interdits d'entrée en UE pour une période allant jusqu'à cinq années.

Jeudi, le président vénézuélien Hugo Chavez a réagi avec indignation à la nouvelle loi de l'UE et menacé de réduire le ravitaillement en pétrole de son pays vers les pays européens si la nouvelle loi était appliquée.

Il a demandé aux pays latino-américains de s'unir contre cette loi qu'il qualifiait de « confusion" et d"inacceptable ».

En outre, le ministère argentin des Affaires étrangères a fait part de sa désapprobation quant à la nouvelle loi de l'UE, indiquant que le gouvernement argentin « regrettait les termes de la Directive de Retour approuvée par le Parlement européen ».

« La question de l'immigration peut seulement être résolue si elle prend en compte le respect des droits de l'homme », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le ministère brésilien des Affaires étrangères a également publié un communiqué, estimant que la décision de l'UE de durcir les mesures sur les immigrants illégaux « n'allait pas dans le bon sens ».

Les ministères des Affaires étrangères du Pérou, de Bolivie, d'Equateur et de Colombie ont aussi exprimé jeudi leurs préoccupations sur la loi de l'UE.

Un leader du Parlement péruvien a indiqué que la loi de l'UE constituait une entorse à l'accord entre l'UE et l'Amérique Latine sur la protection des immigrants, qui a été signé en mai au cours du 5e Sommet de l'Amérique Latine, des Caraïbes et de l'UE (ALCUE).

Le vice-ministre guatémaltèque des Affaires étrangères Miguel Angel Ibarra a souligné que la loi de l'UE affectait beaucoup de pays dans la région, qui travailleront ensemble pour demander à l'UE de reconsidérer sa décision.

Le vice-ministre hondurien des Affaires étrangères Eduardo Enrique Reina a noté que la décision de l'UE était « inquiétante » car l'actuelle politique du bloc est plus généreuse envers les immigrants latino-américains.

Publication originale Xinhuanet

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Publié dans Union Européenne

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